Nos fédérations en questions-réponses: Frédérique-Jade Belzile joue le jeu
21 juillet 2026
Par Alyssa Landry, stagiaire aux communications
N.D.L.R. : Tout au long de l’été, nous mettons en lumière les bons coups des fédérations de la CSQ. Pour cette édition, nous nous sommes entretenus avec Frédérique-Jade Belzile, présidente de la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ).
Alyssa Landry (A.L.) : Selon vous, quel a été le meilleur coup de la fédération cette année?
Frédérique-Jade Belzile (F.-J.B.) : L’un de nos bons coups est certainement la victoire qu’a remportée notre Syndicat du personnel de soutien de l’université du Québec en Outaouais (SPSUQO), en collaboration avec la CSQ, dans le cadre de leur exercice de maintien d’équité salariale. Cette décision que nous avons obtenue en arbitrage va faire jurisprudence et bénéficiera à l’ensemble des syndicats et des fédérations.
A.L. : Quelle action de la fédération vous a le plus marqué?
F.-J.B. : Notre mobilisation pour dénoncer le gel d’embauche. Plusieurs actions se sont déroulées à cette occasion. Nous avons érigé un mur de glace devant l’Assemblé nationale et nous en avons profité pour distribuer aux députés et aux membres du gouvernement des tracts dénonçant cette décision gouvernement. Cette mobilisation a démontré la solidarité de nos fédérations et témoigné de notre capacité à agir ensemble autour d’un but commun.
A.L. : Y a-t-il une victoire ou un dossier dont vous êtes particulièrement fière cette année?
F.-J.B. : L’élection de Valérie Fontaine, ex-présidente de la fédération, à un poste au sein de l’exécutif de la CSQ a fait la fierté de tous nos membres et nous assure que les préoccupations du personnel de soutien seront considérées à la CSQ. D’autre part, le dernier conseil fédéral qui a eu lieu en juin dernier, a revêtu un caractère spécial. En effet, nous avions invité les présidences d’autre fédérations, qui partagent des intérêts communs avec nous afin d’échanger sur des enjeux qui nous tiennent toutes et tous à cœur. Les discussions ont été fort enrichissante et ce fut un très beau moment de solidarité.
A.L. : Comment la fédération a-t-elle réussi à défendre les membres cette année?
F.-J.B. : Tout d’abord, je tiens à mentionner le professionnalisme et les compétences du personnel conseil et de bureau de la fédération qui effectuent un travail remarquable pour soutenir et accompagner nos syndicats durant toute l’année, notamment lors de nombreux dossiers techniques pour défendre les conditions de travail des membres. De plus, la FPSES a été très présente dans plusieurs manifestations en lien avec les valeurs qui nous sont chère, tel que le mouvement Uni-es pour l’école. La FPSES a également cosigné une lettre portant sur les enjeux des risques psychosociaux dans nos milieu de travail qui a été publiée par le journal La Presse.
A.L. : Quel projet ou événement organisé par la fédération a été le plus positif selon vous?
F.-J.B. : La FPSES a célébré cette année son 25-ème anniversaire. Nous l’avons particulièrement souligné lors de notre conseil fédéral du 11 juin dernier. Nous avions invité des collègues présidentes et président des autres fédérations. Ce fut également très agréable de retrouver d’anciens employés. L’événement a rassemblé une soixantaine de personnes. J’ai également eu le bonheur de participer au 50e anniversaire du Syndicat du personnel de soutien de Dawson et au 60e anniversaire de l’Association du personnel de l’École polytechnique.
A.L. : Quel message les membres devraient retenir de l’année écoulée?
F.-J.B. : Je veux leur rappeler qu’elles et ils peuvent être fiers-es du travail essentiel et très important qu’elles et ils accomplissent à titre de membres du personnel de soutien. N’ayez pas peur de vous affirmer et de prendre la place qui vous revient dans vos milieux de travail. On dit souvent que vous êtes des piliers de l’ombre, mais vous êtes beaucoup plus que ça. Vous avez le droit de vous exprimer à haute voix et de le dire aux gestionnaires lorsqu’ils abusent. Vous avez également le droit d’aller voir votre syndicat pour dénoncer toute situation inacceptable et ça ne fait pas de vous des chialeux pour autant. Tout employé quel que soit sa fonction à le droit au respect. Faites-vous respecter!
A.L. : Quel bon coup devrait absolument être poursuivi l’an prochain?
F.-J.B. : Je souhaite voir notre fédération être encore plus présente et plus visible sur la place publique. C’est un travail d’équipe qui passe par une plus grande mobilisation de tous les membres. C’est pour cette raison que nous avons l’intention d’informer encore plus nos syndicats et nos membres sur les enjeux qui les concernent directement. Cela va renforcer leur sentiment d’appartenance et leur volonté de s’engager pour les causes qui nous tiennent toutes et tous à cœur.